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Guide · Lumière pulsée

Les poils repoussent-ils après la lumière pulsée ?

Oui, en partie. La repousse des poils après la lumière pulsée tient au cycle du poil et à ce que le flash fait, ou ne fait pas, au bulbe. Des séances d’entretien la contiennent.

Par Caroline, esthéticienne Mis à jour le 5 min de lecture
Épilateur à lumière pulsée posé sur une serviette en lin
Dans cet article
  1. Pourquoi la repousse des poils continue-t-elle après la lumière pulsée
  2. À quel rythme les poils reviennent-ils
  3. À quoi servent les séances d’entretien
  4. À quoi ressemble le poil qui repousse
  5. Quel rôle jouent les hormones dans la repousse
  6. Et si les poils repoussent plus nombreux qu’avant
  7. Questions fréquentes
L’essentiel
  • Oui, une partie des poils repousse : la lumière pulsée réduit la pilosité, elle ne l’arrête pas.
  • Le flash n’atteint que les poils en phase de pousse, et n’en détruit pas toujours le bulbe.
  • Sans séances, l’effet s’atténue : un essai de notice mesure 43,9 % de poils en moins à six mois, 36,0 % à douze mois.
  • Les fabricants prévoient des séances d’entretien, à un rythme propre à chaque appareil.
  • Des poils plus nombreux qu’avant relèvent d’un autre phénomène, rare : la repousse paradoxale.

Pourquoi la repousse des poils continue-t-elle après la lumière pulsée ?

Parce que tous les poils ne sont pas atteints, et que ceux qui le sont ne sont pas toujours détruits. Le flash chauffe le poil et son bulbe, ce qui mène « potentiellement » à leur destruction, écrit l’Agence nationale de sécurité sanitaire (Anses)1. Un bulbe seulement abîmé peut produire un nouveau poil.

Trois catégories de poils expliquent la repousse.

Les poils au repos le jour de la séance

Seuls les poils en phase de croissance sont sensibles au flash. Selon la Société française des lasers en dermatologie, ils ne représentent que 20 à 70 % des poils d’une zone à un moment donné2. Les autres sortiront plus tard, intacts.

Les poils que la lumière ne « voit » pas

La lumière est absorbée par le pigment du poil. Les poils blancs ne peuvent pas être traités ; les poils blonds, roux ou fins le sont difficilement2. Ils continuent donc de pousser comme avant. Chaque notice précise les couleurs de poil que l’appareil ne traite pas : elles sont reprises, modèle par modèle, dans notre sélection d’épilateurs à lumière pulsée.

Les bulbes abîmés, mais pas détruits

Pour les dermatologues spécialistes du laser, la lumière pulsée endommage la racine du poil « sans la détruire complètement »3. C’est une position d’experts, donnée sans étude citée, mais elle rejoint la prudence de l’Anses.

Ce que l’on peut attendre à la fin du programme est traité dans la page sur les résultats. Il est question ici de la suite. Le mot lui-même a aussi sa page : définitif ou non ?

À quel rythme les poils reviennent-ils ?

Aucune source ne donne de calendrier valable pour tout le monde. Le seul repère chiffré relevé vient de la notice du SmoothSkin Bare+ : après douze séances hebdomadaires, 43,9 % de poils en moins en moyenne six mois après la dernière séance, puis 36,0 % à douze mois4. L’effet s’atténue lentement, sans disparaître.

Ce repère a ses limites. Il vient d’un essai du fabricant, dont le site ne livre pas la France. Les deux mesures ne portent pas sur le même nombre de personnes : 50 à six mois, 33 à douze mois. L’écart indique une tendance, pas une règle.

La zone compte aussi. Selon la fiche des dermatologues, les séances d’entretien sont surtout nécessaires sur les zones qui dépendent des hormones, comme le visage, et chez l’homme2.

À quoi servent les séances d’entretien ?

À traiter les poils qui reprennent leur cycle, avant que la zone ne se regarnisse. La Société française des lasers en dermatologie écrit que des séances d’entretien, plus espacées, « peuvent être nécessaires »2. Les fabricants d’appareils domestiques en prévoient presque tous, chacun à son rythme.

AppareilEntretien prévu par le fabricant
Philips Lumea 7000 et 9000Une séance toutes les quatre semaines5
Braun Silk·expert Pro 5Selon les besoins, par exemple tous les un ou deux mois6
Silk’n Infinity Fast« Reprendre une séance si nécessaire, si la croissance est toujours visible. »7
Beurer IPL 10000+Des séances « de temps en temps », si nécessaire8
SmoothSkin Bare+La marque ne le précise pas4

Les mêmes dermatologues vont plus loin : avec la lumière pulsée, « l’épilation doit être entretenue régulièrement pour éviter la repousse »3.

Entretenir ne veut pas dire rapprocher. L’Anses juge qu’une fréquence plus élevée sur une même zone « n’a pas d’utilité étant donnée la durée du cycle pilaire »1. Une séance d’entretien se déroule comme les autres : le mode d’emploi complet en rappelle les étapes.

À quoi ressemble le poil qui repousse ?

Les sources consultées ne le décrivent pas : aucune ne dit que le poil revient plus fin ou plus clair. Elles signalent en revanche un cas particulier, des poils qui repoussent décolorés. L’Anses cite une étude où cette dépigmentation, appelée leucotrichie, a concerné 7 % des participants1.

Un poil devenu blanc n’offre plus de cible à la lumière. L’Anses range d’ailleurs les poils dépigmentés parmi les poils non adaptés à la lumière pulsée1. Insister sur ces poils ne sert à rien.

Quel rôle jouent les hormones dans la repousse ?

Un rôle important sur certaines zones. Les hormones modifient la pilosité, et donc le résultat obtenu. La fiche des dermatologues spécialistes du laser indique que les résultats varient avec les modifications hormonales, et cite le visage parmi les zones où l’entretien est le plus souvent nécessaire2.

L’Anses range les traitements hormonaux susceptibles de modifier la pilosité parmi les contre-indications de la lumière pulsée1. Les dermatologues recommandent de leur côté de rechercher un hirsutisme, c’est-à-dire une pilosité excessive, avant de traiter : un bilan hormonal peut alors être demandé9.

Si vos poils reviennent vite, ou si votre pilosité change, demandez l’avis de votre médecin. L’Assurance maladie indique que l’épilation électrique, au laser ou à la lampe pulsée peut être prise en charge, sous conditions, en cas d’hirsutisme10. Nous revenons sur ces situations dans la page consacrée au dérèglement hormonal.

Et si les poils repoussent plus nombreux qu’avant ?

Ce n’est plus une repousse ordinaire. Une pilosité qui s’aggrave sur la zone traitée, ou de nouveaux poils sur son pourtour, correspondent à ce que les médecins appellent la repousse paradoxale. L’Anses la décrit comme une stimulation du follicule pileux1. La fiche des dermatologues la dit rare, et surtout observée sur le visage2.

Avant de poursuivre ou d’arrêter les séances, demandez l’avis d’un dermatologue. Les zones et les profils concernés sont détaillés dans notre page sur la repousse paradoxale.

Questions fréquentes

Rapprocher les séances empêche-t-il la repousse ?

Non. Selon l’Anses, flasher la même zone plus souvent n’a pas d’utilité, à cause de la durée du cycle du poil. Suivez l’intervalle indiqué par la notice de votre appareil.

Combien de séances d’entretien faut-il par an ?

Cela dépend de l’appareil. Philips fonde la durée de vie de ses Lumea sur un programme de 14 séances du corps entier par an. Braun parle de séances selon les besoins, par exemple tous les un ou deux mois.

Faut-il tout recommencer après un long arrêt ?

Les fabricants relevés parlent de reprendre des séances quand la pousse redevient visible. Aucun ne décrit la marche à suivre après un long arrêt : reportez-vous à votre notice.

Peut-on utiliser la cire entre deux séances d’entretien ?

Mieux vaut l’éviter. La fiche de la Société française des lasers en dermatologie écarte la cire et la pince avant une séance, et admet le rasage, les ciseaux ou les crèmes dépilatoires.

La repousse est-elle la même après des séances en institut ?

Nous n’avons trouvé aucun chiffre public sur la repousse après des séances en institut. La fiche d’information remise avant la première séance doit décrire les performances attendues de l’appareil : c’est le document à demander.

Sources

  1. Anses, Risques associés aux épilateurs à lumière intense pulsée. Avis et rapport d’expertise collective, juin 2021.
  2. Société française des lasers en dermatologie, fiche d’information Traitement par laser épilatoire, mise à jour le 23 mai 2023.
  3. Société française des lasers en dermatologie, laser-et-peau.com, Épilation laser vs épilation électrique vs épilation à lumière pulsée - Quelle méthode choisir ?, 19 février 2025.
  4. SmoothSkin, notice d’utilisation du Bare+ (en anglais), consultée le 2 octobre 2026.
  5. Philips, notice d’utilisation des Lumea séries 7000, 8000 et 9000, consultée le 2 octobre 2026.
  6. Braun, notice d’utilisation du Silk·expert Pro 5 (type 6031), consultée le 2 octobre 2026.
  7. Silk’n, fiche produit de l’Infinity Fast, relevée le 2 octobre 2026.
  8. Beurer, mode d’emploi de l’IPL 10000+ SalonPro System, consulté le 2 octobre 2026.
  9. Société française des lasers en dermatologie, laser-et-peau.com, Dossier spécial sur l’épilation laser dite « définitive », 22 septembre 2023.
  10. Assurance maladie, ameli.fr, Pilosité excessive, hirsutisme, virilisme : quel traitement ?, 2 juillet 2026.
Caroline, esthéticienne à l’institut Naya
L’auteure

Caroline

Esthéticienne à l’institut Naya, à Bordeaux, Caroline rédige les guides du journal.

Cet article est rédigé à titre d’information et ne remplace pas un avis médical. Naya Institut est partenaire de la marque Bodysiam et ne perçoit aucune commission sur les liens de cette page.

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